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Comment écrire le kurde?


Auteur : Thomas Bois Multimedia
Éditeur : Imprimerie Catholique Date & Lieu : 1965, Beyrouth
Préface : Pages : 240
Traduction : ISBN :
Langue : FrançaisFormat : 155x235 mm
Code FIKP : Liv. Fr.Thème : Linguistique

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Comment écrire le kurde?

Comment écrire le kurde?

Thomas Bois

Imprimerie Catholique


Ce problème ne peut pas ne pas se poser et rester sans solution. En effet, j'ai dans ma bibliothèque des livres kurdes écrits, et certains imprimés, en caractères arabes, latins, cyrilliques, arméniens (fig. 3), chaldéens (fig. 2), et même les Livres sacrés des Yézidis en un alphabet tout à fait original (fig. 1). Voilà donc six sortes de caractères différents, qui n'ont absolument rien de commun entre eux, pour écrire une seule et même langue: je crois que c'est là un phénomène unique ...



COMMENT ÉCRIRE LE KURDE ?

Le Père Thomas Bois


Ce problème ne peut pas ne pas se poser et rester sans solution. En effet, j'ai dans ma bibliothèque des livres kurdes écrits, et certains imprimés, en caractères arabes, latins, cyrilliques, arméniens (fig. 3), chaldéens (fig. 2), et même les Livres sacrés des Yézidis en un alphabet tout à fait original (fig. 1). Voilà donc six sortes de caractères différents, qui n'ont absolument rien de commun entre eux, pour écrire une seule et même langue: je crois que c'est là un phénomène unique au monde.

Que des étrangers, étudiant un idiome qui n'est pas le leur, le transcrivent avec les signes phonétiques propres à leur langue maternelle, rien de plus légitime. Tous les kurdologues l'ont fait et l'on a abouti à un autre genre de complication. Rien de commun, en effet, entre la transcription à l'italienne de Garzoni et la transcription à l'allemande de Prim et Socin (fig. 7), qui diffère de celle d'O. Mann, ou la transcription à l'anglaise de Soane, de Jardine, de McCarus ou de Mackenzie (fig. 8) et de G. J. Edmonds et la transcription à la française de P. Beidar. Le même mot se voit ainsi orthographié d'autant de façons qu'il y a d'auteurs. Prenons, par exemple, le mot kurde qui signifie: doux, affable. On le trouvera transcrit: scirin, chirine, shirin, shîrîn, shiyriyn, sirïn, çîrîn... On voit la difficulté. Mais est-il normal que des concitoyens d'un même pays utilisent des graphies différentes pour leur langage commun? Cela n'est pas naturel. C'est pourtant le cas des Kurdes. Que faut-il en penser?

Bornons nos considérations aux alphabets les plus utilisés jusqu'à présent: l'arabe et le latin.

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