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Anabase - II


Nivîskar : Xénophon
Weşan : Hatier Tarîx & Cîh : 1950, Paris
Pêşgotin : Rûpel : 64
Wergêr : H. H. BerthautISBN :
Ziman : FransizîEbad : 100 x 170 mm
Hejmara FIKP : Liv. Fre. Xen. Ana. N° 153Mijar : Dîrok

Anabase - II

Anabase - II

Xénophon

Hatier

Ayant séjourné ce jour-là en ce lieu, le lendemain, ils se levèrent plus tôt, car il fallait traverser un ravin, et ils craignaient une attaque des ennemis pendant qu’ils passeraient. Une fois le ravin franchi, Mithradate parut de nouveau, ayant avec lui mille cavaliers et environ quatre mille archers et frondeurs : il avait demandé ce nombre de soldats à Tissapherne et les avait obtenus, sur la promesse que, s’il les avait, il lui livrerait les Grecs : il était ...

ANABASE

Livre III

Chapitre IV

Vers les Montagnes des Carduques
Tissapherne Poursuit les Grecs

Ayant séjourné ce jour-là en ce lieu, le lendemain, ils se levèrent plus tôt, car il fallait traverser un ravin, et ils craignaient une attaque des ennemis pendant qu’ils passeraient. Une fois le ravin franchi, Mithradate parut de nouveau, ayant avec lui mille cavaliers et environ quatre mille archers et frondeurs : il avait demandé ce nombre de soldats à Tissapherne et les avait obtenus, sur la promesse que, s’il les avait, il lui livrerait les Grecs : il était plein de mépris pour eux, parce que, lors de l’attaque précédente, malgré sa faible troupe, il n’avait éprouvé aucune perte et pensait leur en avoir infligé beaucoup. Les Grecs avaient traversé ce ravin et s’en étaient éloignés de huit stades, lorsque Mithradate le passa avec ses forces. On avait désigné ceux des peltastes1 et des hoplites qui devaient poursuivre et ordre avait été donné aux cavaliers de continuer hardiment la poursuite, dans la pensée que des forces considérables les suivraient.
Lorsque Mithradate les eut rejoints et qu’ils se trouvèrent à la distance d’un jet de fronde ou de trait, la trompette donna aux Grecs le signal : immédiatement, ceux qui en avaient reçu l’ordre coururent dans la direction de l’ennemi et les cavaliers chargèrent. Les ennemis ne reçurent pas le choc, mais prirent la fuite vers le ravin. Dans cette retraite, du côté des Barbares, un grand nombre de fantassins périrent et l’on prit dans le ravin environ dix-huit cavaliers. De leur propre chef, les Grecs mutilèrent les cadavres pour inspirer plus de terreur aux ennemis. Et, tandis que les Barbares se retiraient après cet échec, les Grecs avancèrent tranquillement pendant le reste de la journée et arrivèrent sur les bords du Tigre2.

Là s’élevait une grande ville déserte, du nom de Larisse, autrefois habitée par les Mèdes. Les remparts avaient vingt-cinq pieds d’épaisseur, cent de hauteur, deux parasanges3 de perimetre ; ils étaient bâtis en briques et en pierres de taille sur une hauteur de vingt pieds. Le roi de Perse, lorsque les Perses enlevèrent l’empire aux Mèdes4, assiégea cette ville sans pouvoir la prendre ; un nuage5 cacha le soleil jusqu’au moment où les habitants eurent abandonné la ville : c’est ainsi qu’il s’en empara. Près d’elle s’élevait une pyramide large d’un plèthre6, haute de deux. Beaucoup de Barbares fuyant des bourgs voisins s’étaient réfugiés dans la ville.

De là, ils firent une étape de six parasanges et arrivèrent près d’une grande ville abandonnée, du nom de Mespila. Les Mèdes l’habitaient autrefois. La base du rempart était de pierres incrustées de coquillages, large et haute de cinquante pieds7. Sur cette base était construit un mur de briques, large de cinquante pieds, haut de cent, long de six parasanges8 (§§ I à II).

Tissapherne harcèle les Grecs qui, pour plus de sûreté, modifient leur ordre de marche. Nouvelles attaques à travers un pays vallonné. Arrêt de trois jours dans des villages où l’on soigne les blessés. Les Grecs s’éloignent ensuite le plus rapidement possible, mais Tissapherne les rejoint et leur barre la route. Les Grecs enlèvent vivement la hauteur.

Chapitre V

Dans la Plaine,
Au Pied des Montagnes des Carduques

Alors les Barbares tournèrent le dos et s’enfuirent comme ils pouvaient et les Grecs restèrent maîtres des hauteurs. Les soldats de Tissapherne et d’Ariée s’en étaient allés en se détournant par un autre chemin. Les soldats de Chirisophe étant descendus dans la plaine s’emparèrent de bourgs bien approvisionnés. Il y en avait beaucoup d’autres aussi bien approvisionnés dans la plaine en bordure du Tigre. Au cours de l’après-midi, les ennemis apparaissent soudain dans la plaine et taillent en pièces des Grecs qui s’étaient disséminés pour piller ; un grand nombre de troupeaux furent en effet pris, lorsqu’on allait leur faire traverser le fleuve. Alors Tissapherne et ceux qui l’accompagnaient entreprirent de brûler les bourgs. Beaucoup de Grecs se décourageaient dans la crainte que, si les ennemis mettaient le feu, ils n’eussent plus d’endroits où se fournir du nécessaire. A ce moment, les soldats de Chirisophe revenaient de porter secours [aux Grecs dispersés]. Quand il fut descendu de la montagne après le retour des Grecs, Xénophon parcourut les rangs en disant : « Voyez-vous, ô Grecs, que les ennemis permettent que ce pays soit désormais nôtre ? Quand ils traitèrent, ils stipulaient de ne pas brûler le pays du Roi et ce sont eux maintenant qui l’incendient comme une terre étrangère. Mais certes, s’ils ont laissé en quelque lieu des approvisionnements pour eux, ils nous y verront arriver. Allons, Chirisophe, je suis d’avis de marcher contre les incendiaires comme si nous protégions notre terre ». « Eh bien ! ce n’est pas mon avis, répondit Chirisophe, mais plutôt, mettons le feu nous-mêmes et les ennemis cesseront plus rapidement ».

Quand ils revinrent dans leurs quartiers, tandis que le reste de l’armée s’occupait des approvisionnements, les stratèges et les lochages tinrent conseil. Ils étaient …

1. Les peltastes sont des soldats d’infanterie légère, armés de la pelta, petit bouclier en croissant, fait d’osier tressé et recouvert de cuir. Les hoplites sont des soldats d’infanterie pesamment armés de la lance et du grand bouclier rond, fait de métal ou de peaux de bœufs cousues.
2. Fleuve de Mésopotamie.
3. Mesure de longueur chez les Perses, qui valait s km. 520.
4. Cvrus le Grand renversa l’empire mède en S5° av. J-c-
5. Ce fut une éclipse de soleil ; elle se produisit le 19 mai 556.
6. Mesure perse valant cent pieds, soit 30 m. 60.
7. Le pied vaut o m. 30.
8. Cf. p. 4, n. 3.


Xénophon

Anabase - II

Hatier

Librairie Hatier
Anabase (extraits), tome II
Livres III- VII
Nouvelle traduction
Par H. Berthaut
Xénophon

Librairie A. Hatier
8, Rue d’Assas, Paris (VI)



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