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Empire, frontière et tribu, le Kurdistan et le conflit de frontière turco-persan (1843-1932)


Éditeur : Compte d'auteur Date & Lieu : 2006, Paris
Préface : Pages : 664
Traduction : ISBN :
Langue : FrançaisFormat : 205x285 mm
Code FIKP : Liv. Fr. Thème : Histoire

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Empire, frontière et tribu, le Kurdistan et le conflit de frontière turco-persan (1843-1932)

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  • [Français, Paris, 2006]


Empire, frontière et tribu, le Kurdistan et le conflit de frontière turco-persan

Najat Abdulla-Ali

Compte d’auteur

Résumé - Au XVI' siècle, le Kurdistan devint le centre du conflit de frontière turco-persan. Divisés en tribus avec une organisation sociale basée essentiellement sur le tribalisme, se jalousant tous, les Kurdes ne réussirent jamais à affirmer leur souveraineté nationale. La société traditionnelle kurde vivait surtout de l'élevage, dans un isolement quasi-total et repliée sur elle-même. Ces tribus dispersées depuis le déclenchement des hostilités ottomano-safavides furent manipulées par les deux empires en vue de leurs propres intérêts. Le Kurdistan fut l'une des grandes réserves militaires, une source économique et une zone tampon pour assurer la sécurité frontalière des deux belligérants. On vit l'émergence d'un bloc shiite safavide opposé au bloc ottoman sunnite traditionnel ; la lutte idéologique devint un prétexte pour une guerre permanente qui dura sans interruption de la bataille de Thcaldêran en 1514 jusqu'à la signature du IIe traité d'Erzeroum en 1847. Face aux comportements assez violents des Safavides contre les Kurdes, les Ottomans furent les premiers à établir une alliance négative kurdo-turque qui dura quatre siècles. Une étude des textes des traités montre bien qu'une grande partie des traités portait sur le partage du Kurdistan et l'emprise sur les tribus guerrières kurdes. A la fin de la deuxième moitié du XIXe siècle, les Anglais et les Russes entrèrent directement en lutte pour leurs intérêts politico-militaires. À l'échelle de représentation régionale, jusqu'à la fin des années de la Première Guerre Mondiale, les Kurdes n'essayèrent pas de se séparer du contexte géopolitique qui leur était imposé par les deux empires et se contentèrent de vivre comme des sujets ottomans et perses. Le IIe traité d'Erzeroum de 1847 marqua au moins officiellement la fin du « jeu » des tribus kurdes entre les frontières turco-persanes, ce qui permit à Constantinople de mettre fin à tous les statuts locaux d'auto-pouvoir kurdes et de les rattacher à son centre. Depuis, le Kurdistan connut un certain nombre de soulèvements armés aussitôt écrasés dans un bain de sang. Après l’Ière Guerre Mondiale, la question kurde sortit du domaine spéculatif de la presse et entra dans le terrain de « jeu » diplomatique. Le traité de Sèvres décida de créer un petit Etat kurde, mais Mustafa Kemal réussit à déchirer ce traité. Enfin, à la fixation de la frontière turco-irakienne en 1926 et turco-persane en 1932, le Kurdistan devint une colonie divisée entre quatre pays voisins.



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