VersionsUne Expérience d'Administration Régionale en Syrie - I [Français, Lyon, 1991]
Une Expérience d'Administration Régionale en Syrie - III [Français, Lyon, 1991]
Une Expérience d'Administration Régionale en Syrie - IV [Français, Lyon, 1991]
Une Expérience d'Administration Régionale en Syrie - II
Christian Valud
Université Lumière Lyon 2
Le grand découpage administratif du territoire syrien auquel va se livrer la Frarance à partir de 1920 est d’abord la réponse au danger qu’a représenté peur son mandat au Levant la proclamation de l'émir Faysal coam roi de Syrie le 8 mars 1920. Ainsi, immédiatement après sa victoire sur sur les troupes syrieinnes à Man Maysalun le 24 juillet 1920, l’armé française occupait l’ancienne zone est, ou Syrie intérieure, des Accords Sykes-Picot et procédait à son partage territorial. L’arrrêtê n°330 du 1er septembre 1920 transformait l’ancien vilaya ...
Table des Matiers
Deuxieme Partie : le Temps de la Gerance la Reprise en Main de la Steppe 1924-1930 / 204
A - L’organisation du monde nomade ; l’Etat Bédouin et l'administration rai lit aire directe / 207
I - Les population nomades et semi-nomades arabo-kurdes de la zone des confins euphrato-mésoputamiens : un inventaire / 210
II - De l'Etat Bédouin â la marche militaire / 228
III - Les services de contrôle de la steppe : Services de Renseignements et Contrôle Bédouin / 243
B - Le réveil de l'économie régionale : les nouvelles structures / 263
I - Le sangak de Dayr al-Zawr en 1925 / 264
II - La Haute-Gazira en 1926 et la création de Qamisli / 285
C - La dernière marche vers le Tigre : l'occupation du Bec de Canard / 305
I - One brèche dans l'organisation frontalière turco-britannique : la création du poste de Damir Qabu / 303
II - Le différend frontalier franco-turc sur fond de question kurde / 325
III - Le réglement frontalier : 1929-1932 / 344
Notes de la deuxième partie / 374
Bibliographie
Relevé du matériel agricole moderne identifié au cours des reconnaissances foncières de 1940 / 206
Le dénombraient des troupeaux dans les trois cazas de la Jézireh en 1940 / 208
Note pour articles de journaux sur l’arrêté n°5/L.R. du 10 janvier 1936 concernant l'administration des aohafazats / 210
Pétition autonomiste des chefs et notables de la Jézireh (5 avril 1936) / 212
Situation politique en Jézireh après les élections de 1936 / 228
Documants Cartographique / 229
Les pays du Tigre et de l'Euphrate / 230
Le sandjak de Jézireh en Syrie / 231
Le sandjak de Jéxireh / 232
Lee divisions administratives du vilayet d’Alep à la fin du XlXème siècle (d’après Vital Cuinet) / 233
Les divisions administratives do vilayet de Diarbékir A la fin du XIXèmm siècle (d'après Vital Cuinet) / 234
Les divisions administratives du vilayet de Mossoul A la fin du XIXème siècle (d’après Vital Cuinet) / 235
Les divisions administratives du rautessarifat de Zor à la fin du XlXème siècle (d’après Vital Cuinet) / 236
Les accords de 1916 / 237
Les revendications arméniennes, assyro-chaldéennes et kurdes au lendemain de la première guerre mondiale / 238
La révision de l’accord de 1916 concernant la zone sous mandat français : discussions de février-mars 1919 / 239
Délimitâtions successives de la zone sous Mandat Français, 1920-1921 / 240
Les Etats du Levant sous Mandat Français / 241
Les Etats du Levant en 1920 / 242
Les Etats du Levant en 1925 / 243
Organisation de l’Etat Bédouin de Syrie / 244
Les interprétations de la Convention franco-britannique de 1920 / 245
La situation frontalière dans le Bec de Canard en 1928 / 246
Plan de Deir Ez Zor en 1922 / 247
Plan de Hassatché en 1925 / 248
L’essor urbain de la ville de Kamechlié 1926-1936 / 249
Division par quartiers de l’espace urbain de Kamechlié / 250
Les étapes de 1’implantation du 8ème Bataillon du Levant en Jéxireh de 1930 à 1939 / 251
Les tribus arabes en Jézireh : localisation géographique et principaux mouvements de transhumance / 252
Les tribus kurdes en Jézireh : localisation géographique et principaux mouvements de transhumance / 253
Assyriens, Tchatchanes et Yézidis en Jésireh : localiaction géographique / 254
Extension de la zone cultivée en Jésireh de 1920 à 1939 / 255
INTRODUCTION
Fin d'année 1923 : l'échec politique et militaire Français en Gazira est patent. Alors que le gros des troupes, stationnées dans la région est replié sur le Habur à Hasaka, ou sur l’Euphrate, à Dayr al-Zaur la limite du pouvoir d’intervention de fait des forces françaises ne dépasse pas la vallée du Cag-Cag. Au-delà à l'est, s'étend une region le Bec de Canard, constituant le chimérique qida de Tell Taulax, laissé ainsi sans administration civile ou militaire et livré aux âprès revendications des puissances régionales voisines.
Traînant déjà derrière eux, depuis la fin de la gurre, une réputation tenace de soldats usés, finis, au service d'un pays diminué, les unitaires français allaient être de surcroît accusés de renoncer à se maintenir en Gazira, de vouloir brader ce territoire aux Turcs en échange de compensations politiques et financières. Il était donc urgent pour le commandement français, alors que la Commission de Délimitation de la frontière turco-syrienne poursuivait ses travaux et s’approchait de la zone nord-est, de tranquilliser d’une psrt les anglo-irakiens, inquiets pour leur frontière nord en cas de rétrocession de la Haute-Gazira à la Turquie et d’autre part, d’apaiser les populations autochtones soucieuses du devenir politique qui leur ètait réservé ne cessait de le répéter le général Billotte. L’important en 1923 était de montrer clairement aux populations concernées la volonté française de faire reconnaître les droits de la Syrie sur un territoire qui lui revenait lègimement, selon l'accord d’Angora, et de les soustraire à l'influence grendissente d’une propagande turque très active.
Deux objectifs allaient donc être poursuivis simultanément prenant en compte les enseignements d'une expérience récemment acquise, à savoir une meilleure approche de la situation régionale, des hommes a qui y vivent et des forces politiques qui s'y exercent : il s’agissait donc, en premier lieu d’assurer les arrieres, c’est à dire de tenir les territoires occupés et leurs populations, d’en définir et d’en organiser l’adainlatration ; d’autre part d’occuper progressiwement et sans heurte avec les Turcs la region revendiqués mais toujours interdite du Bec de Canard. En profitant de la présence sur place de la Commission de la Délimitation et en s’attachant par les moyens les tribus resident dans cette zone. Tout cela ayant pour but ultim fimor definitivement des frontières viables et acceptebles pour la Gazira syrienne et de pouvoir enfin y entreprendre quelque chose de solide et de durable : autrement dit, en reprenant les propres terres du général Billotte, faire "œuvre civilisatrice".
L'Organisation du Monde Nomade : l’Etat Bedouin et l'Administration Militaire Directe
Le grand découpage administratif du territoire syrien auquel va se livrer la Frarance à partir de 1920 est d’abord la réponse au danger qu’a représenté peur son mandat au Levant la proclamation de l'émir Faysal coam roi de Syrie le 8 mars 1920. Ainsi, immédiatement après sa victoire sur sur les troupes syrieinnes à Man Maysalun le 24 juillet 1920, l’armé française occupait l’ancienne zone est, ou Syrie intérieure, des Accords Sykes-Picot et procédait à son partage territorial. L’arrrêtê n°330 du 1er septembre 1920 transformait l’ancien vilaya d’Alep en Etat indépendant d’Alep. La région d’Alexandrette, érigée en sancak avec Antioche. Giar al-Sugur, Bugak, Bahir et Kinsiba, était rattachée à Alep tout en conservant dans ce gouvement son autonomie adainistrative. Lattaquié avec trois autres qada-s1 formait l’Etat indépendant des Alaouites. La Montagne Druze, à l’est du Hawran, recevait égaleront l'autonomie administrative. Enfin, la reste de la zone est constituait l'Etat de Damas.
Quelques sois plus tard, un premier regroupement était décidé avec l’arrêté n°1459 bis du 28 Juin 1922 constituant la Fédération Syrienne composée des trois Etats syriens d’Alep, de Damas et de Lattaquié. Mais, à la suite de deux actions à caractère autoanmiste votées par le Conseil Représentatif de l’Etat des Aleoultes le 2 avril et le 4 octobre 1924, le Haut-Coeaissaire, par l’arrêté n°2980, du 4 octobre 1924, créait un Etat de Syrie formé des seuls Etats d’Alep, de Damas et du d’Alexandrette4. L’Etat des Alaouites reprenait son autonomie. Toute cette réorganisation administrative orchestrée par la puissance mandataire avait comme objectif premier d'eapêcher l’unification d’un Etat syrien contrôlé et dominé par les nationalistes de Damas en favorisant les particularismes régionaux, souvent fort anciens, et en dynamisant leur spécificité qu'elle soit d’ordre ethnique, religieuse ou culturelle. Or, dans ce contexte d’ample redéfinition politique et administretive des territoires sous Mandat, qu’était-il prévu pour les régions de l'Euphrate et de la Gézira ?
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Christian Valud
Une Expérience d'Administration Régionale en Syrie
Durant le Mandat Français
Université Lumière Lyon 2
Université Lumière Lyon 2
Une Expérience d'Administration Régionale en Syrie
Durant le Mandat Français
Conguête, Colonisation et Mise en Valeur de la Gazîra
1920-1936
Christian Valud
Tome 2
Doctorat préparé sous la direction
de Monsieur Nikitâ Êlissèeff,
Professeur Émérite à l’Université Lumière Lyon 2
1991