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Manuel de Kurde - Kurmancî


Auteurs : Multimedia |
Éditeur : L'Harmattan Date & Lieu : 2003, Paris
Préface : MultimediaPages : 228
Traduction : ISBN : 2-7384-7622-8
Langue : Français, KurdeFormat : 135x210 mm
Code FIKP : Liv.-Fr.-Kl. 4080Thème : Linguistique

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Manuel de Kurde - Kurmancî

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Manuel de kurde - Kurmancî
nouvelle édition revue et corrigée

Ce livre est une introduction au kurde kurmancî. Le kurde est la langue véhiculaire de plus de vingt-cinq millions d'hommes et de femmes qui vivent dans leur majorité au Moyen-Orient, sur un grand territoire qui s'étire en forme de croissant, séparant le monde musulman arabe du monde musulman non arabe, territoire que les Kurdes et les spécialistes appellent «Kurdistan».

Le Kurdistan occupe la majeure partie de la région montagneuse qui s'étend de la mer Noire au nord jusqu'aux plaines de la Mésopotamie au sud, et la haute chaîne du Zagros à l'est. Le célèbre mont Ararat, qui culmine à plus de 5.000 mètres, et les hautes montagnes qui forment ce pays descendent rarement au-dessous de 1.000 mètres. Elles ont donné naissance à de grands fleuves tels le Tigre, l'Euphrate et l'Araxe et à leurs multiples affluents qui arrosent de fertiles vallées. Mais le Kurdistan n'a pas encore de reconnaissance internationale et, depuis la fin de la première guerre mondiale, son territoire est partagé entre la Turquie, l'Iran, l'Irak, et la Syrie.


La langue kurde

Le kurde fait partie du groupe irano-aryen ou iranien de la grande famille des langues indo-européennes. Cette langue se distingue des autres langues irano-aryennes telles le persan, le pashto, le baloutchi, l’ossète (parlé dans le Caucase), le gilaki et le mazanderani (parlés sur les rives de la mer Caspienne)... On répartit généralement le kurde en trois grands groupes dialectaux.

Le groupe septentrional, appelé kurmancî, est le plus important par le nombre de ses locuteurs. Le kurmancî est la langue de plus des deux-tiers des Kurdes. Il est parlé par les Kurdes en Turquie, en Syrie et par les communautés kurdes vivant dans diverses républiques de la Communauté des Etats Indépendants. Il est également la langue des Kurdes d’Iran qui vivent au nord-ouest et à l’ouest du lac d’Ourmiya, et les Kurdes du nord-ouest de l'Irak (Mossoul, Dohuk, Zakho, Akra, ‘Amadiyya... où il est appelé bâdînânî). Les premiers monuments littéraires kurdes ont été écrits en kurmancî. Le poète le plus connu est le cheikh Ahmade Nichani (1570-1640), surnommé Malaye Djiziri, qui se fit de nombreux disciples dont Muhammad Mikis, plus connu sous le nom de Faqiye Tayran (le Juriste des oiseaux, (1590-1660) - et surtout Ahmade Khani (1650-1707) qui est aussi célèbre chez les Kurdes que Ferdowsi chez les Persans ou Homère chez les Grecs.

Le kurde kurmancî a été victime de la politique des autorités turques vis-à-vis des populations kurdes, et son usage a été interdit en Turquie au début des années 1930. L’étau s’est desserré au début des années 1990. L’usage du kurmancî, interdit dans la Syrie devenue indépendante en 1945, est toléré depuis quelques années. Par contre, cette langue et sa littérature ont pu se développer au sein des communautés kurdes dans la République Soviétique d’Arménie à partir des années 1920. Le kurmancî connaît depuis les années 1970 un essor étonnant dans la diaspora kurde d’Europe.

Le groupe central comprend le kurde parlé au nord-est de l'Irak où il est appelé sorânî, du nom de la principauté des Soran qui avait dominé une partie de cette région. Il comprend également les parlers des districts voisins du Kurdistan d'Iran où il est appelé mokrî. Il est aussi parlé dans la province administrative iranienne de Kordestan, où il est appelé sine’î du nom de la capitale de cette province (Sine ou Sanandaj en persan). Le sorânî s’est développé au début du XIXème siècle. Molla Khidri Ahmadi Chawaysi Mikaeli, plus connu sous le nom de Nali (1800-1856), est généralement considéré comme le précurseur de la littérature sorânî et il fera de nombreux disciples. Le sorânî continue à se développer et devient la langue officielle de la région kurde dans la république irakienne depuis sa création durant les années 1920. Le sorânî est également devenu une langue littéraire kurde importante.

Le groupe méridional, composé de nombreux dialectes hétérogènes parlés au sud du Kurdistan d'Iran tels le kermânchâhi, (dans la province de Kermanchah), le sanjâbi, le kalhori, le lakki, le lori du Posht-e Kuh, etc., n'a pas réussi à donner naissance à une langue littéraire.




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