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Lettre du Sultant Abdul-Hamid à M. Clemenceau


Éditeur : Chamuel Date & Lieu : 1896, Paris
Préface : Pages : 44
Traduction : Urbain Gohier ISBN :
Langue : FrançaisFormat : 148x210 mm
Code FIKP : Liv.Fr.3473Thème : Histoire

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Lettre du Sultant Abdul-Hamid à M. Clemenceau


Les massacres d'Arménie
Lettre du Sultant Abdul-Hamid à M. Clemenceau

En réponse à l'éloquente préface qu'il a donnée au recueil des témoignages sur les Massacres d'Arménie,
M. Clemenceau a reçu de Constantinopiet la lettre suivante :
CHIEN DE CHRÉTIEN,
Je suis en retard avec toi : c'est que tes protégés me donnent beaucoup de tracas. Aussi bien, il est toujours temps
de rendre hommage à la vérité qui demeure, tandis que passent les libelles
et les journalistes...


NOTE DU TRADUCTEUR

A MONSIEURCLEMENCEAU

Excusez les brutalités de la traduction, mon cher Maître ; j'ai voulu rester fidèle au texte original, sûr que vous ne me soupçonnerez pas d'être infidèle à l'amitié.

Vous savez que les Turcs sont des Barbares ; ils ignorent la courtoisie de nos polémiques, et leur chef s'autorise de sa position pour montrer une insolence qui n'est pas connue de notre souverain national.

Quand notre magnifique Félix fait galoper des colonels aux portières de sa berline, qu'il donne l'investiture a Montjarret, qu'il orne ses femmes des insignes du Chéfékat ; quand il repousse avec une impartiale arrogance les suppliques des ouvriers socialistes, des députés royalistes ou des officiers de vaisseau ; quand il exige les honneurs militaires pour sa villa sans habitants, qu'il renifle l'encens brûlé par les Bretons devant ses augustes guêtres, ou qu'il se met en petit habit de chasse pour passer la revue de l'armée française, — il n'est pas ridicule de son plein gré.

Ce qu'il en fait n'est que pour obéir à l'esprit de la Constitution, et surtout pour si donner les façons du bel air, en recevant dans sa bonne ville de Paris le Tzar, notre père.

Le Turc, lui, n'a pas d'excuses. Ereintez donc le Turc, et pardonnez-moi.




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