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Les Assyriens du Hakkari au Khabour


Éditeur : Geuthner Date & Lieu : 2008, Paris
Préface : Pages : 218
Traduction : ISBN : 978-2-7053-3805-5
Langue : Fran├žaisFormat : 160x240 mm
Code FIKP : Liv. Fra. Boh. Ass. 2865Thème : Religion

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Les Assyriens du Hakkari au Khabour


Les Assyriens du Hakkari au Khabour

Georges Bohas
Florence Hellot-Bellier

Geuthner


Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. A l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930.

Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.

Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. Ecrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes - araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale... Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates.

Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, «plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude» comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.



Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue .et la mémoire des Assyriens du Khabour.

Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche «Mondes iranien et indien». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.

 



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